Robot de traite : les questions qui se posent après sa mise en route

Publié le 17 décembre 2021

La mise en place de la traite robotisée transforme profondément l'exploitation et l'organisation du travail. Elle s'accompagne également d'une quantité accrue d'informations sur le troupeau qu'il faut prendre en considération pour maximiser les résultats techniques et économiques. Cet article détaille les différents questionnements qui apparaissent après la mise en route d'un robot, et apporte des pistes de réponses afin de réussir sa transition vers l'élevage robotisé.

Formation et questionnements

Pour acquérir et mettre en fonctionnement un robot de traite, il est nécessaire de recevoir un accompagnement et une formation appropriés afin de garantir une prise en main optimale.

En ce sens, les premières questions à se poser concernent les points suivants :

  • Le management du troupeau.
  • L'alimentation et la complémentation au robot selon les résultats de l’élevage.
  • La gestion de la fréquentation du robot de traite.
  • Le suivi et la maîtrise de la qualité du lait.
  • L'organisation du travail.

Fréquentation du robot

Lors de la mise en route de la traite robotisée, on constate parfois une fréquentation trop faible du robot par les vaches. Un tel phénomène est souvent sujet d'inquiétudes, pour y remédier il est important de l'interpréter selon la situation et les objectifs de l'exploitation.

Il faut notamment déterminer si ce problème de fréquentation est global, ou bien s'il est causé par certaines vaches uniquement. Une analyse détaillée des animaux, de certains groupes d’animaux selon leur stade et leur production permet de faire un premier état des lieux et d’avoir déjà une certaine lecture des problèmes présents.

Les causes potentielles de cette problématique sont variées, et peuvent provenir d'un seul élément ou plusieurs à la fois. Il faut donc les analyser méthodiquement un par un : paramétrages du robot, problèmes métaboliques, alimentation, aménagement du bâtiment et du robot, la géobiologie ou encore l'organisation du travail de l’éleveur.

Suivi de la qualité du lait

Un robot de traite peut fournir une quantité d'indicateurs à l'exploitant, à commencer par la qualité du lait récolté.

Lorsque celle-ci s'avère être dégradée (ou en cours de dégradation), il faut là encore explorer une large variété d'informations pour en **isoler les causes et solutionner le problème. On peut alors analyser les données du robot en détail, réfléchir sur le mode de fonctionnement du personnel de l'exploitation (interventions, suivi des données ...), travailler sur le paramétrage du robot et réaliser des observations sur la machine.

L’observation lors du tour d'élevage ou encore la prise de mesures spécifiques permettent également de déceler des soucis provenant de l’environnement. On vérifie généralement la qualité de la ventilation, l'organisation du bâtiment, la gestion des logements et autres questions du bien-être animal.

Comme pour l'hygiène du troupeau, la clé d'une bonne gestion de la qualité du lait est donc dans l'anticipation. On peut par exemple recommander la mise en place de certaines méthodes permettant de limiter les infections voire l'utilisation d'antibiotiques.

Impact sur le travail d'astreinte

En présence d'un robot, l'astreinte diffère totalement des élevages en salle de traite. Il est impératif pour l'éleveur de s'adapter à son automate de traite, et d'y ajuster l'organisation de son travail.

Trois questions permettent de poser les bases de cette nouvelle organisation :

  • Quels sont les rapports à consulter ?
  • À quelle fréquence ?
  • Quels sont les animaux à gérer spécifiquement ?

Paramétrage

Le paramétrage d'un automate de traite doit être mis en adéquation avec les spécificités de chaque élevage : conduite & profil des animaux, taille du troupeau etc. Ainsi les paramétrages sur l'alimentation, la traite et les acceptations peuvent varier d'un élevage à l’autre afin d’optimiser les performances et faciliter la mise en route de la traite robotisée.

Synthèse

La mise en place d'un robot de traite peut constituer un accélérateur de performances à l'échelle de l'exploitation. Néanmoins, lorsque les conditions de bon fonctionnement ne sont pas remplies, elle peut très bien engendrer une dégradation de ces mêmes performances. Il est donc primordial d'anticiper la mise en route de la traite automatique, et de rechercher les performances optimales. Cette démarche étant vaste et complexe, elle nécessite souvent un accompagnement extérieur.

Cette page a été rédigée en partenariat avec Triple performance