La phase lactée, l'étape clé pour assurer le bon démarrage des veaux

Publié le 19 novembre 2021

La phase lactée est une période charnière et parfois compliquée à gérer pour les éleveurs. Cette phase est souvent synonyme de diarrhées et de retard de croissance. L’objectif est de faire entre 900 et 1000 g de GMQ sur cette phase. La mise en place de protocoles est souvent synonyme de bonnes croissances et de gain de temps de travail. Et il est toujours plus intéressant de s’occuper des veaux en bonne santé que des veaux malades. Les premières heures de vie du veau sont primordiales, elles vont impacter la santé du veau sur les semaines et les mois qui suivent.

** Priorité n°1 : protéger le veau des microbes environnants par :**

  • La désinfection du cordon ombilical avec un produit iodé,

  • L’apport de colostrum le plus vite possible, à raison de 4l avec un colostrum à 23 brix (ou 10% de son poids)

** Priorité n°2 : un plan lacté respecté**

Que l’on soit en lait entier ou en poudre de lait, il faut distribuer les quantités de lait suffisantes pour couvrir les différents besoins de croissances des tissus qui se développent sur cette période. En particulier le développement du parenchyme mammaire, qui se développe sur les trois premiers mois de la vie de la génisse. Ce dernier joue un rôle primordial lors de la carrière de la vache car il maintient le tissu cellulaire de la mamelle.

Pour le lait entier il faut rapidement distribuer 3 L, puis passer à 4L par repas deux fois par jours. L’optimum serait d’être à 4 L en fin de semaine 3 du plan lacté. Pour la poudre de lait nous allons plutôt parler d’apport quotidien de poudre. L’objectif est d’atteindre 1 000g de poudre consommée par jour à la fin de la 2ème semaine de vie.

** Priorité n°3 : un apport d’aliments solide dès la 2ème semaine**

Parallèlement à l’apport de lait, il faut également préparer le veau à devenir un ruminant. L’introduction de l’aliment solide et de la fibre doit se faire dès la deuxième semaine. L’objectif est que lors du sevrage le veau consomme deux kg de concentré équilibré. Cet aliment peut être sous forme d’aliment du commerce ou avec une base de céréales produites sur l’exploitation. La base maïs grain sec est généralement plus sécurisante contre l’acidose, il faut également des valeurs proches de 1 UFL, 120 PDI, 17% de MAT. Apporter un aliment avec plus de protéines ne sert à rien si l’énergie présente ne suit pas. De plus apporter davantage de protéines ne permet pas de faire plus de croissance.

Il est bien évident, que pour faciliter la consommation de concentré, il faut mettre de l’eau à disposition en même temps. Pour éviter le stress alimentaire, un aliment unique sur la période 0/6 mois peut être une solution en cas de ration sèche.

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